L'invention de la vaccination
La première vaccination réelle a été mise au point par un médecin anglais, Edward Jenner, à la fin du XVIIIème siècle. A cette période, la variole faisait des ravages (30% de risques de mortalité chez les enfants).
Enfant atteint de variole. Selon l'OMS, la maladie est éradiquée depuis 1980
En utilisant le pus d'une vache atteinte de vaccine (variole bovine), transmissible à l'homme mais sans gravité et en l'injectant à un enfant, il démontre que celui-ci est protégé contre la variole, qu'il lui a inoculé ensuite.
Si le procédé n'est pas très moral, il a démontré qu'on peut protégé une population d'une maladie infectieuse.
Notion de réponse primaire et secondaire
Courbe de l'expérience 1
Courbe de l'expérience 2
On constate que lors d'un second contact avec un antigène, la réponse dite secondaire est plus rapide et plus importante. La vaccination vise à développer cette réponse secondaire. En injectant à un sujet la fraction antigénique tout en éliminant la fraction pathogénique d'un parasite, on initie chez le sujet, une réaction immunitaire qui permet la création de lymphocytes mémoires.
Exemple d'une vaccination. Dans ce cas, le tétanos.
Sérothérapie et vaccination
Il existe deux thérapeutique de protection de l'organisme, la sérothérapie et la vaccination.
Dans le cas d'une sérothérapie, qui est une médication d'urgence, on injecte à un patient des anticorps anti-antigènes spécifiques fabriqués par un autre animal
La sérothérapie est une thérapie d’urgence. En injectant des anticorps déjà fonctionnels on permet la destruction des antigènes qui ont pénétré l’organisme. Cependant, ces anticorps n’appartenant pas à l’organisme vont être détruits rapidement par les macrophages. La sérothérapie est une thérapie passive.
Dans le cas de la vaccination, en injectant des fractions antigéniques, on déclenche une réaction immunitaire et la fabrication de lymphocytes mémoires à vie longue. La vaccination est une thérapie active. En outre, l’injection de rappels augmente l’intensité de la réponse secondaire et sa durée.
Les grands types de vaccins
Il existe deux grands types de vaccins : les vaccins vivants atténués et les vaccins inactivés.
Les vaccins vivants atténués sont constitués
de germes (virus, bactérie) vivants qui ont été modifiés afin
qu’ils perdent leur pouvoir infectieux en gardant leur capacité à induire une
protection chez la personne vaccinée. Ce type de vaccins est très
efficace ; mais parce qu’ils contiennent un agent
infectieux vivant, ils sont (sauf exception) contre-indiqués chez les
femmes enceintes et les personnes immunodéprimées. Vaccins contre la
rougeole ou la varicelle, par exemple.
Les vaccins inactivés ne contiennent pas d’agents infectieux vivants. Ils peuvent contenir :
— soit un fragment de l’agent infectieux (sa paroi ou sa toxine), c’est le cas par exemple des vaccins contre l’hépatite B, la grippe ou le tétanos;
— soit la totalité de l’agent infectieux qui est inactivé (vaccin contre la coqueluche);
— soit une toute petite partie seulement d’un virus, une protéine ou son acide nucléique (son ARN ou son ADN) (technique utilisée pour certains nouveaux vaccins contre le SRAS-CoV2 responsable de la COVID-19).
Rôle des adjuvants
Comme l'indique leur nom tiré du latin adjuvare (aider), les adjuvants concourent à l'efficacité de nombreux vaccins. Les plus utilisés aujourd'hui sont les sels d’aluminium, mais depuis quelques années, de nouvelles substances ont été développées en grand nombre.
Pour être pleinement efficace, le vaccin doit d'abord stimuler les mécanismes de l’immunité innée. C’est un des rôles de l’adjuvant.
Ils ont aussi pour rôle d’améliorer l’activation des cellules produisant la réponse immune acquise adaptative. C'est l'ensemble de ce processus, qui est rendu possible grâce aux adjuvants. Autrement dit, l'adjuvant améliore la réponse immunitaire de l'organisme. Il en existe plusieurs types : il peut s'agir de gels d'hydroxyde d’aluminium, de suspensions bactériennes mortes, ou d’émulsions diverses comme le squalène, hydrocarbure tiré du foie de requin.
Courbes montrant le rôle des adjuvants (taux d'anticorps en fonction du temps)
Evolution du phénotype immunitaire
Tout au long de sa vie, un individu rencontre différents antigènes. Le tableau ci-dessous montre l’évolution du taux de lymphocytes naïfs (qui n’ont jamais rencontré un antigène) durant le début de la vie.
Selon les antigènes rencontrés (séjours en milieu tropical ou en milieu tempéré), le phénotype immunitaire évolue tout au long de la vie.
Epidémiologie de la rougeole et couverture vaccinale
Depuis quelques années, il y a tout un mouvement, très actif sur les réseaux sociaux qui refuse la vaccination pour des raisons aussi bien idéologiques que pour la dangerosité supposée des vaccins.
Lorsqu’une maladie infectieuse touche une population, il y a une phase où un individu ne présente pas les signes de l’infection mais est contagieux. On parle de porteur sain.
Une maladie comme la rougeole est actuellement en pleine recrudescence. Comme nous n’avons aucun recul pour travailler sur la COVID19 et sa vaccination nous allons donc travailler sur cette maladie.
Symptômes et caractéristiques de la rougeole
Travail pratique sur un logiciel de simulation
Vaccins thérapeutiques : contrairement au vaccin préventif classique, le vaccin thérapeutique consiste a obtenir une réponse immunitaire chez un patient malade. Il est utilisé dans le cas du cancer de la prostate en injectant des antigènes tumoraux et en provoquant une réaction de l’organisme.
Anticorps monoclonaux : on fait fusionner un LB avec une cellule tumorale (myélome). La cellule obtenue ou hybridome, possède l’immortalité de la cellule tumorale et sécrète l’anticorps produit par le LB. Par exemple, le Cetuximab améliore le traitement des cancers des voies digestives.
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