dimanche 31 janvier 2021

Chapitre 11. Patrimoine génétique et santé (classe de 1ère, spé SVT)

Les maladies plurifactorielles

La majorité des maladies chroniques n’ont pas une seule cause. De nombreux facteurs, génétiques, environnementaux, sociaux, comportementaux, peuvent intervenir. Il est souvent intéressant, afin de déterminer les facteurs, de faire des études épidémiologiques.

Un des instruments les plus importants de l’épidémiologie est l’étude des cohortes épidémiologiques qui travaille sur un échantillon d’individus pris au hasard dans une population. La taille de l’échantillon doit avoir une taille suffisante pour que les statistiques paramétriques (moyenne, écart-type) puissent être appliquées.

Etablissement d’une cohorte et calcul du risque relatif

 


Application numérique


 

Le coefficient Q de Yule permet de connaître l’intensité de la liaison entre les deux facteurs étudiés. Ici, avec une valeur de 0,6, la liaison est considérée comme forte. Le risque relatif est ici de 2,17. Cela signifie qu’un individu porteur de la mutation a environ, deux fois plus de risques d’être malade.

Un exemple de maladie plurifactorielle : Le diabète de type 2

Le diabète est une maladie caractérisée par une hyperglycémie chronique (taux de glucose supérieur à 1,26 g.l-1). Il existe deux types de diabète :

— le diabète de type 1 ou insulino-dépendant qui se déclarent, en général, chez des sujets jeunes (à partir de 5 ans environ), et plus rarement chez des sujets plus âgés. Il se traite par des injections d’insuline.

— le diabète de type 2 ou non insulino-dépendant qui se déclarent chez des sujets plus âgés (de moins en moins vrai) et qui ne se traite pas par l’insuline.

De nombreuses études ont montré que le facteur génétique est important dans le diabète de type 2. Ce sont des gènes de susceptibilité ou de prédisposition qui n’interviendront que lorsque d’autres facteurs de risques seront présents.


Les facteurs de risque du diabète de type 2 autres que génétique 

Le surpoids est un facteur de risque essentiel dans le diabète de type 2, surtout s’il se conjugue à une inactivité physique

 


Le second facteur est l’âge. Plus l’individu vieillit et plus il est sujet au diabète de type 2 s’il possède des gènes de prédisposition.

 

Certaines populations, par leur histoire et leur origine, peuvent être davantage sujet au diabète de type 2. L’exemple des indiens d’Amérique et des Inuit est caractéristique. L’origine sibéro-asiatique de ces peuples explique leur tendance à l’obésité puisque le gras permet de résister au froid. Tant que ces populations vivaient au froid, une nourriture frugale et une grande activité physique, la situation ne présentait aucun danger. La baisse de l’activité physique et l’abandon d’une nourriture traditionnelle ont déclenché une véritable épidémie de diabète de type 2. Les Pimas, par exemple, présente un taux de diabète de 50%.  rappelons que les statistiques ethniques sont interdites en France.

 

Schéma bilan concernant le diabète de type 2



 

 

 

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